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Cerfs de Bactriane © MNHN - P. Roux

Cerf de Bactriane

Proche cousin de notre cerf élaphe, le cerf de Bactriane, Cervus elaphus bactrianus, a frôlé l’extinction à la fin du XXe siècle. Il ne doit sa survie qu’à des programmes de réintroduction de cerfs captifs au sein de zones protégées.

Fiche d'identité

Classe, ordre et famille :

Mammifères, Cétartiodactyles, Cervidés

Genre :

Cervus

Espèce :

elaphus

Sous-espèce :

bactrianus

Durée de vie :

18 ans (en captivité)

Taille et poids :

1,20 m au garrot ; 200 kg maximum

Gestation :

8 mois, 1 petit

Habitat naturel :

forêts ripicoles (le long des rivières) des régions arides

Régime alimentaire :

feuilles, écorces, jeunes pousses

Région d'origine :

Asie centrale

Programme de conservation :

ESB

Statut UICN : 

VU vulnérable

Mode de vie

Le cerf de Bactriane vit dans des régions arides et semi-désertiques où les pluies sont rares. On le rencontre dans les forêts qui longent les rivières. Les mâles sont solitaires tandis que les 2 à 3 femelles accompagnées de leur progéniture forment des petits troupeaux. Comme la majorité des Cervidés, le cerf de Bactriane cherche, en automne lors du brame, à attirer une harde de femelles pour former son harem. Il doit pour cela affronter ses rivaux lors de combats qui restent toutefois moins violents que chez le autres sous-espèces de cerfs élaphes.

Signes distinctifs

Appelé aussi cerf de Boukhara, le cerf de Bactriane est une sous-espèce proche mais plus primitive du cerf élaphe de nos forêts et du wapiti. Il est plus petit et son pelage est plus gris. Son brame commence d’ailleurs sur un mode aigu, analogue au wapiti, et se termine sur un ton grave comme chez le cerf. Contrairement à ses cousins, il vit dans des milieux arides où la température estivale peut atteindre 45°C.

Anecdote

Les années 1960 ont vu l’extinction de nombreuses populations, notamment au Kazakhstan. À partir des années 70, des programmes de réintroduction sont mis en place dans plusieurs pays d’Asie centrale mais la fin du XXe siècle connaît à nouveau un déclin dû au braconnage, au trafic, à la dégradation de l’habitat. Il ne reste alors dans la nature que 350 individus. Depuis, la mise en place de zones protégées et de réserves a permis de quadrupler les effectifs.

Cerfs de Bactriane © MNHN - F-G Grandin
Cerfs de Bactriane © MNHN - P. Roux
Cerfs mâles de Bactriane © MNHN - P. Roux