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Jeunes dholes © MNHN - F-G Grandin

Dhole

Appelé également chiens sauvages d’Asie, les dholes, Cuon alpinus, vivent en meute très hiérarchisée et solidaire. Redoutables chasseurs, ils coopèrent pour chasser des proies bien plus grosses qu’eux.

Fiche d'identité

Classe, ordre et famille :

Mammifères, Carnivores, Canidés

Genre :

Cuon

Espèce :

alpinus

Durée de vie :

16 ans

Taille et poids :

50 cm au garrot ; 18 kg maximum

Gestation :

2 mois, 2 à 6 petits

Habitat naturel :

forêts sèches et humides, broussailles

Régime alimentaire :

cerfs, cochons, chèvres sauvages, reptiles, insectes, baies

Région d'origine :

Inde, Chine, Népal, Asie du Sud-Est

Programme de conservation :

EEP

Statut UICN : 

EN, en danger

Mode de vie

Très social, le dhole vit en meute parfois très importante (plus d’une vingtaine d’individus), avec à sa tête un couple dominant. Contrairement aux loups, plus d’une femelle pourra se reproduire si sa place dans la hiérarchie le permet ; elles élèveront leurs jeunes en commun. Tous les membres du groupe sont au petit soin pour les nouveau-nés : ils viennent les nourrir par régurgitation, les surveillent, les nettoient, jouent avec. Vers trois mois, les jeunes commencent à suivre les adultes dans leur chasse.

Les dholes chassent seuls les petites proies mais se regroupent, parfois jusqu’à 30, pour capturer un cerf ou un banteng : quand un des dholes en a repéré un, il passe à l’attaque et le poursuit, relayé par ses congénères, ou le dirige vers d’autres membres du groupe qui attendent en embuscade. Les meutes importantes peuvent même harceler un tigre afin de lui subtiliser sa proie ! Bons nageurs, ils peuvent acculer les proies dans l’eau.

Signes distinctifs

Malgré son apparence physique, le dhole n’est pas un renard ! Bien qu’il vive un peu comme eux, ce n’est pas non plus un loup ! Quelques particularités le classent dans un genre qui lui est propre, Cuon, notamment sa dentition. En effet, alors que la plupart des Canidés ont 42 dents, le dhole, tout comme le lycaon, n’en a que 40 : avec une molaire en moins à la mandibule, il a un museau plus court ce qui augmente la pression des mâchoires de ce chasseur hors pair ! 

Toutes sous-espèces confondues, en 2014, on ne dénombrait plus que 3 500 individus dans toute l’Asie. Bien qu’il n’aboie pas, il a un répertoire de cris variés : grognements, gloussements, glapissements, sifflements ou encore couinements.

Anecdote

L’extension des zones agricoles (cultures de soja, d’huile de palme…) entraîne la destruction des forêts et, par là même, la diminution des proies des dholes. Le contact de plus en plus fréquent avec le bétail et les chiens expose les dholes à toute sorte de maladies mortelles (rage, maladie de carré…).

Longtemps persécuté, le dhole est désormais protégé en Inde depuis 1972, mais sa situation reste très préoccupante. L’Inde et le Népal, en créant des réserves dédiées à la protection des tigres, permettent aux dholes de se maintenir dans ces derniers bastions. Un programme d’élevage européen, auquel participe la Réserve Zoologique de la Haute-Touche, a vu le jour en 2007…

Dhole © MNHN - F-G Grandin
Jeunes dholes © MNHN - F-G Grandin
Dhole © MNHN - A. Iatzoura
Dhole © MNHN - F-G Grandin
Dhole © MNHN - F-G Grandin
Dhole © MNHN - F-G Grandin
Jeunes dholes © MNHN - F-G Grandin
Jeunes dholes © MNHN - F-G Grandin
Jeunes dholes © MNHN - F-G Grandin
Jeunes dholes © MNHN - F-G Grandin