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Flamants roses © G. Proust

Flamant rose

Le flamant rose, Phoenicopterus roseus, vit en grandes colonies sur des lacs d’eau salée ou saumâtre. Sa couleur vient de colorants contenus dans des crevettes qu’il capture grâce à son bec filtreur.

Fiche d'identité

Classe, ordre et famille :

Sauropsides, Phoenicoptériformes, Phoenicoptéridés

Genre :

Phoenicopterus

Espèce :

roseus

Durée de vie :

25 à 30 ans

Taille et poids :

1,30 m de haut 1,65 m d’envergure ; 3,5 kg maximum

Incubation :

~ 28 jours, 1 œuf

Habitat naturel :

lacs saumâtres ou salés, lagunes

Régime alimentaire :

crustacés, algues, cyanobactéries (spiruline)

Région d'origine :

de l’Afrique à l’Asie, Camargue

Statut UICN : 

LC Préoccupation mineure

Mode de vie

Des six espèces de flamants, le flamant rose est le plus grand et le plus largement répandu.

Grégaires, les flamants roses vivent en colonies pouvant regrouper quelques milliers d’individus. Ils gardent le contact entre eux par différents types de cris. Les couples se forment après une parade nuptiale faite de mouvements de tête, de déploiements d’ailes et de courbettes. Ils construisent ensuite, proches les uns des autres, des nids de boue coniques d’une trentaine de centimètres de haut sur des lacs salés, dont l’alcalinité très élevée éloigne les prédateurs. Dans une promiscuité bruyante chacun des parents couve alternativement, nourrit alors par le partenaire «libéré». Les petits naissent recouverts d’un duvet grisâtre. Ils quittent le nid vers 10 jours et se réunissent en immenses crèches où les adultes reconnaissent leur jeune grâce à ses cris et le nourrissent d’un “lait” qu’ils régurgitent. Ils deviennent indépendants vers un an.

Signes distinctifs

Le bec, droit à la naissance, va progressivement s’incurver afin de pouvoir racler les fonds marécageux. La langue sert de piston pour aspirer l’eau et la boue puis, à l’intérieur du bec, des lamelles cornées filtrent les petits invertébrés, les mollusques, les algues… Ce régime alimentaire très spécialisé explique la couleur du flamant : sa nourriture principale, une petite crevette, l’Artemia salina, contient du carotène, le pigment responsable de la coloration de ces oiseaux.

Le jeune est gris à la naissance, son plumage devient entièrement rose vers l’âge de trois ans, quand celui-ci adopte le régime alimentaire des adultes.

Anecdote

La langue des flamants constituait, pour les Romains, un mets exquis ! À cause de également ses plumes très prisées comme ornement, les flamants ont été l’objet  d’une chasse abusive… Aujourd’hui, ils sont victimes d’empoisonnements aux métaux lourds et aux pesticides qui polluent les lacs où ils se nourrissent et se reproduisent. À cela s’ajoutent le développement des activités humaines et les aménagements hydroélectriques.

La Camargue est le principal lieu permanent de reproduction du flamant en France. Une grande partie de ces oiseaux migre pendant la mauvaise saison en direction de l’Afrique. Pour les étudier dans leurs déplacements et mieux comprendre leur biologie, le Muséum national d’Histoire naturelle bague et répertorie les jeunes.

En 1962, une colonie de flamants nidifie dans les eaux très salées du lac Magadi (Kenya). Les fortes chaleurs provoquent par évaporation des concentrations de sels importantes adhérant comme des bandes de plâtre sur le corps des 800 000 poussins de l’année. Des ornithologues et de nombreuses associations sauvèrent la moitié d’entre eux en les transportant après nettoyage dans des marais plus doux.

Flamants roses © MNHN - P. Roux
Flamants roses © MNHN - F-G Grandin
Flamants roses avec un jeune © MNHN - P. Roux
Flamants roses © MNHN - F-G Grandin
Flamants roses © G. Proust
Flamants roses © MNHN - P. Roux