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Hydropote à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin

Hydropote

L’hydropote, Hydropotes inermis, est le seul Cervidé à ne pas porter des bois mais possède de longues canines qui dépassent de la mâchoire supérieure, véritables armes de combat.

Fiche d'identité

Classe, ordre et famille :

Mammifères, Cétartiodactyles, Cervidés

Genre :

Hydropotes

Espèce :

inermis

Durée de vie :

12 ans

Taille et poids :

55 cm au garrot ; 15 kg maximum

Gestation :

6 à 7 mois, 1 à 3 petits, parfois jusqu’à 6 à 8 !

Habitat naturel :

Zones marécageuses, plaines humides, roselières

Régime alimentaire :

herbes, roseaux

Région d'origine :

Chine, Corée

Statut UICN : 

VU, vulnérable

Mode de vie

L’hydropote (“hydro” : eau et “pote” : pied), appelé parfois chevreuil des marais, cerf d’eau ou cerf vampire, vit dans des zones humides où il se nourrit de végétaux aquatiques et nage très bien d’îlot en îlot.

Solitaire, le mâle défend son territoire contre tout rival, notamment lors du rut et ne tolère que la présence de femelles.

À l’inverse des autres Cervidés, qui ont un, voire deux faons par portée, l’hydropote peut exceptionnellement mettre au monde jusqu’à six ou huit petits ! Mais la mortalité est importante et plus de 40% des nouveau-nés meurent durant leur premier mois.

Signes distinctifs

L’hydropote est le seul cervidé à ne pas porter de bois. Son pelage brun-roux fonce en hiver.

Le mâle possède de longues canines qu’il utilise lors de combats contre les rivaux. Ces crocs peuvent mesurer jusqu’à 10 cm dont 5 cm dépassent de la mâchoire supérieure ! Ceux des femelles sont beaucoup plus courts.

Anecdote

Avec ses canines, il rappelle l’Eumeryx, le premier cervidé qui vivait il y a 30 millions d’années en Asie.

Les principales causes du déclin de l’hydropote dans son milieu naturel sont le braconnage et la destruction de l’habitat qui fragmente les territoires. Il est recherché pour sa viande mais aussi pour le lait récupéré dans l’estomac des jeunes et utilisé en médecine traditionnelle. Il est urgent de créer des réserves et des corridors pour relier les populations isolées.

L’hydropote a été introduit dans des parcs anglais à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Depuis, ces populations n’ont cessé d’augmenter et certains individus échappés ont colonisé les zones humides environnantes.

En France dans le Limousin, au cours des années 1960 quelques hydropotes issus d’un parc ont formé une petite population sauvage et discrète.

Hydropote à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin
Hydropote à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin