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Hyène rayée à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin

Hyène rayée

La hyène rayée, Hyaena hyaena, est une solitaire que l’on rencontre de l’Afrique jusqu’en Inde. Elle chasse de petites proies mais se contente souvent des restes de carcasses laissées par un grand prédateur.

Fiche d'identité

Classe, ordre et famille :

Mammifères, Carnivores, Hyaenidés

Genre :

Hyaena

Espèce :

hyaena

Durée de vie :

20 à 25 ans

Taille et poids :

70 cm au garrot ; 30 à 40 kg maximum

Gestation :

90 jours, 1 à 4 petits

Habitat naturel :

plaines, broussailles, zones montagneuses

Régime alimentaire :

charognes, carcasses, petits vertébrés, invertébrés, fruits

Région d'origine :

Afrique du Sénégal à la Tanzanie (excepté le Sahara) et du Moyen-Orient à l’Inde.

Programme de conservation :

ESB

Statut UICN : 

NT, Quasi menacé

Mode de vie

Bien qu’on la rencontre dans de nombreux pays d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie, la hyène rayée reste la moins bien connue et la plus solitaire des 4 espèces de hyènes. Préférant une activité nocturne ou crépusculaire, elle se réfugie le jour sous un buisson ou dans la tanière d’un petit animal. Chassant parfois de petites proies, elle préfère se nourrir de carcasses laissées par les gros prédateurs. Évitant les autres charognards qui se servent les premiers, elle se contente d’une nourriture maigre.

La hyène rayée délimite son territoire, autour de sa tanière, par les sécrétions de ses glandes anales mais semble peu agressive envers ses congénères. Elle communique par des cris, moins variés cependant que ceux de la hyène tachetée, et en redressant les poils de sa crinière afin de paraître plus impressionnante.

Elle met au monde un à quatre petits dans un terrier creusé entre des rochers. Les nouveau-nés ouvrent les yeux au bout d’une semaine et commencent à manger de la viande vers un mois.

Signes distinctifs

Plus petite que la hyène tachetée, la hyène rayée a un pelage clair zébré de bandes noires qui descendent jusque sur les pattes et une crinière érectile qui s’étend de la tête à la queue.

Des mâchoires à la musculature très développée et aux dents puissantes lui permettent de broyer les os ou les carapaces les plus durs.

Anecdote

Comme tous les charognards, pourtant indispensables, la hyène rayée a mauvaise réputation. Parce qu’elle dépose quantité d’os à l’entrée de sa tanière, on la croit voleuse de cadavre, fréquentant les cimetières ! On pense aussi, à tort, qu’elle s’attaque au bétail, ce qui lui vaut parfois d’être abattue par les fermiers. Pourtant dans certains villages, les habitants la tolèrent afin qu’elle mange leurs détritus. Elle sert ainsi d’éboueur naturel.

On la retrouve souvent dans la symbolique africaine, représentée chevauchée par les sorciers pour se rendre à quelque rendez vous magique… Dans la symbolique orientale, elle représente la trahison et la stupidité. La mauvaise image qui lui est attribuée fait de la hyène un animal persécuté et empoisonné.

Hyène rayée à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin
Hyène rayée à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin
Hyène rayée à la Réserve zoologique de la Haute-Touche © MNHN - F-G Grandin

Parrainez Sira et Kifungo, le couple de hyènes rayées

Kifungo est âgé de 3 ans. Il a rejoint la Réserve au même moment que Sira. Il est calme mais assez entreprenant avec la femelle, Sira, arrivée à la Réserve en 2018. Elle est également calme et plutôt discrète. Elle est issue de la lignée du couple historique de la Réserve, T-Rex, décédé en 2017, et Momosse qui a quitté la Réserve pour le Wildlife Park en Angleterre la même année.

Hyène rayée © MNHN - F-G. Grandin
Hyène rayée © MNHN - F-G. Grandin

La reproduction des hyènes rayées est délicate : les femelles élèvent rarement leurs petits. Le nouveau couple a été formé pour la reproduction, sous la recommandation du coordinateur du plan européen d’élevage.