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Sikas du Japon © MNHN - F-G Grandin

Sika du japon

Le sika du Japon, Cervus nippon nippon, est la sous-espèce de cerf sika la plus commune et en constante augmentation sur toute son île d’origine. Des populations bien implantées dans quelques forêts françaises présentent un risque d’hybridation avec notre cerf élaphe.

Fiche d'identité

Classe, ordre et famille :

Mammifères, Cétartiodactyles, Cervidés

Genre :

Cervus

Espèce :

nippon

Sous-espèce :

nippon

Durée de vie :

16 ans

Taille et poids :

85 cm au garrot ; 60 kg maximum

Gestation :

7 mois et demi, 1 petit

Habitat naturel :

milieux forestiers

Régime alimentaire :

herbes, feuilles, fruits, lichens, champignons, écorces

Région d'origine :

Japon

Statut UICN : 

LC, peu concerné

Mode de vie

Le sika du Japon vit en hardes composées de femelles accompagnées de leur dernier né et parfois du jeune de l’année précédente. Les mâles sont généralement solitaires mais peuvent se regrouper ponctuellement. En automne, la période du rut commence. Les mâles établissent et délimitent leur territoire en urinant. Ils s’affrontent violemment, les vaincus resteront en périphérie tandis que les dominants emmèneront les femelles sur leur territoire afin de s’accoupler.

Le cerf sika recherche sa nourriture du crépuscule à l’aube. Parmi la centaine de végétaux qu’il consomme, le bambou peut représenter jusqu’à 80 % de son alimentation.

Signes distinctifs

Le sika du Japon est un petit cerf au pelage brun-rouge tacheté de blanc en été. En hiver, les taches disparaissent et le pelage devient plus sombre. Seuls le miroir et la queue restent blancs. Les bois sont peu ramifiées et peuvent mesurer jusqu’à 60 cm.

Anecdote

Considéré comme protecteur des villes et messager des dieux, le sika du Japon est sacré pour les Japonais depuis plusieurs siècles. Importé en Europe, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande dès le XIXe siècle pour sa viande et ses bois, quelques populations s’échappèrent sur chacun de ces continents. Actuellement, on l’y retrouve à l’état sauvage, notamment en France, où il peut s’hybrider avec nos cerfs élaphes provoquant une pollution génétique dramatique.

Le sika du Japon représente un espoir pour les autres sikas menacés (pseudaxis, de Formose…). En recevant des embryons de ces sous-espèces proches, les biches sika du Japon deviennent mères porteuses. Ces travaux sur la procréation assistée sont réalisés par l’équipe de la Réserve Zoologique de la Haute-Touche qui espère ainsi obtenir suffisamment de naissances d’individus rares pour élaborer des plans de réintroduction dans les années à venir…

Sikas du Japon © MNHN - F-G Grandin
Sikas du Japon © MNHN - F-G Grandin