La Haute-Touche abrite les représentants de 120 espèces d’animaux sauvages et domestiques qui offrent un large aperçu d’une diversité animale originaire des cinq continents. Très prochainement sur le site, une rubrique "Les animaux" consacrée aux espèces de la réserve. En attendant, retrouvez ci-dessous une sélection partielle.


Une collection diversifiée, spectaculaire et exigeante

Au départ orientée vers les cervidés, la collection s’est diversifiée et comprend : des marsupiaux (kangourou roux et Wallaby de Bennet) - des primates (Babouin de Guinée,Tamarin empereur, 6 espèces de Lémuriens) - des carnivores (Tigre de Sumatra, Guépard, Lynx des Carpates, Loup d’Europe, Loup de Mackenzie, Dhôle, Hyène, Coati, Suricate) - des herbivores (21 espèces ou sous espèces de Cerfs, Daims, Élan, Chevreuil. Oryx algazelle, Oryx beisa, Éland du Cap, Gnou à queue blanche, Gaur, Markhor, Bouquetins des Alpes et de Nubie, Mouflons de Corse et à manchettes, Lama, Alpaga, Vigogne, Guanaco, Zèbre, Cheval de Prjevalski, Baudet du Poitou) - des rongeurs (Porc-épic, Cabiai, Mara, Agouti d’Azara) - de nombreux oiseaux dont un nombre important d’oiseaux africains : Pélican, Autruche, Marabout, Ibis sacré, Flamant rose, Grue couronnée, Cigogne, Émeu, Nandou, divers Palmipèdes, Outarde canepetière, Paon, Vautour fauve, Pygargue à queue blanche. Quelques espèces de tortues représentent les reptiles (Cistude d’Europe, Tortue à tempes rouges, Tortues d’Hermann et à éperons)

Cette grande diversité est à la fois spectaculaire et pédagogique : de la minuscule Cistude pesant 5 gr. à la naissance, à l’énorme Gaur, le plus lourd des bovidés sauvages pouvant dépasser la tonne ; des Lémuriens farceurs aux placides Baudets du Poitou ; des félins solitaires aux meutes organisées de Loups et de Dhôles, des coatis acrobates aux hardes majestueuses de Cerfs.


400 cervidés

La Réserve est leur domaine, ils y occupent plus de la moitié de la superficie, chaque espèce ou sousespèce ayant son enclos.
Ces herbivores constituent une famille d’une quarantaine d’espèces réparties dans le monde entier : des pampas d’Amérique du Sud aux forêts du Nord Canadien, des forêts asiatiques aux plaines européennes.
À la Haute-Touche, les 21 espèces présentes font état d’une belle diversité tant par le pelage, que par la corpulence. Les géants comme l’Élan Américain (500 kg) côtoient les individus de petits taille comme le Muntjac (15 kg).

Les cervidés vivent en hardes fluctuantes selon les saisons.
À L’exclusion de certaines espèces aux mœurs solitaires, les femelles se regroupent, pendant la période du brame, autour du cerf dominant. Après la période d’accouplement, ces groupes éclatent en bandes, menées par une femelle âgée accompagnée de ses filles puis de leurs faons.

Les cervidés se sont adaptés à la végétation de tous les biotopes, s’alimentant d’herbacées, de feuilles et bourgeons, écorces en hiver.

Les bois, attribut des mâles, marquent la hiérarchie entre individus et sont, à l’occasion, une arme redoutable pour imposer leur suprématie. Substance osseuse, ils sont issus de l’os frontal ou "pivot". De jeunes pousses apparaissent sur la tête du faon mâle, elles deviennent "dagues" vers l’âge d’un an, puis tombent avant de devenir "bois" chez le jeune adulte. Le cerf perd ensuite ses bois chaque année en fin d’hiver. La repousse, immédiate, est achevée en 2 à 3 mois, période pendant laquelle les bois recouverts d’un tissu vascularisé sont dits "de velours".
Sous l’effet d’une minéralisation massive ce tissu devient os compact en fin d’été. Un phénomène unique dans le règne animal.

Les félins

Énigmatiques, les félins fascinent tant par leur beauté que par leur instinct de chasse. À la Réserve, le Tigre de Sumatra, le Guépard et le Lynx des Carpates relèvent de programmes d’élevage internationaux.
À l’exception des lions, les félins sont des solitaires.

Les loups et les dhôles

La Réserve accueille des groupes importants de carnivores : deux meutes de loups (Loup européen et Loup de Mackensie) et les Dhôles, chiens sauvages asiatiques. L’observation de leur comportement permet de comprendre la complexité de l’organisation en meutes où chaque individu a sa place. Cette hiérarchie se manifeste notamment par l’accès à la nourriture et à la reproduction.

Chez les loups, la hiérarchie est établie de façon stable : un mâle (le plus fort ou le plus malin) occupe la position de dominant pendant plusieurs années. Il sera le seul à se reproduire avec la femelle dominante (4 à 5 bébés par portée). Le respect de la hiérarchie est le garant de la stabilité du groupe. Chez les Dhôles, plusieurs femelles ont le droit de se reproduire. La hiérarchie étant moins stricte, de fréquentes échauffourées animent le groupe.

La cistude

La Cistude d’Europe - tortue d’eau douce encore commune en Brenne - est le reptile européen qui a connu la plus forte régression de ses effectifs depuis une vingtaine d’années. Elle a disparu de certaines régions françaises et de plusieurs pays européens. La Réserve a inauguré le 7 juillet 2010 une nurserie réservée à cette espèce. Incubées et élevées en milieu protégé, les jeunes Cistudes, après avoir atteint une taille suffisante pour résister à la majorité de leurs prédateurs, seront relâchées vers 3 ans, pour reconquérir les territoires d’où elles ont disparu. L’objectif : produire 150 tortues par an afin d’alimenter les programmes de réintroduction dans le cadre du Plan National d’Action de l’espèce (PNA) mis en place depuis 2010.
 

Le projet "Conservation – Cistude" fut cofinancé par la Caisse d’Épargne Centre – Val de Loire.